Grand Prix Historique 2026 de Monaco : Joyau vintage de la Principauté, par Corine Laurenti Javieze
Du 24 au 26 avril 2026, Monaco remonte le temps à l’occasion du Grand Prix Historique, rendez-vous mythique qui transforme le Port Hercule et le tracé légendaire de la Principauté en musée vivant du sport automobile.
Tous les deux ans, monoplaces et voitures de course d’époque reprennent la piste, ressuscitant l’âge d’or de la Formule 1 dans une ambiance unique. Des moteurs anciens résonnent entre le Rocher et le port, tandis que collectionneurs, passionnés et célébrités se retrouvent au bord du circuit…

Le programme s’établit ainsi :
Vendredi : ce sont les essais libres pour 1\2 heure chaque série; C’est une journée porte ouverte pour les spectateurs, ils peuvent déambuler tout le long du circuit ainsi que dans les paddocks, côtoyer les pilotes et les mécaniciens
Samedi : les essais qualificatifs; Des tribunes payantes sont à disposition du public mais avec acces libre dans les paddocks
Dimanche : les courses de 10 tours ou 30 minutes par série; toujours avec tribunes payantes et accès libre aux paddocks.

Cette 15e édition, marquée par des performances exceptionnelles a célébré des décennies de véhicules de compétition, des voitures d'avant-guerre aux F1 turbo des années 80.
Les Formule 1 à moteur 3 litres, notamment les V8 Ford Cosworth DFV, sont restées les vedettes, avec une classe spécifique pour les F1 turbo de 1981 à 1985.
Sur la liste des engagés : 205 monoplaces, comprises entre 1925 et 1985, et inscrites dans 8 séries différentes (A1 à G). « Les trois dernières séries, avec les F1 au moteur 3 litres, seront les plus compétitives. Des moteurs 3 litres entrés en vigueur il y a désormais 60 ans, en 1966 ! Et cette année, on a également ouvert la dernière série aux voitures à moteur turbo », détaille Gery Mestre, président de la section historique
Lotus est la firme la plus représentée avec 29 monoplaces engagées !
Suivent Maserati, March, Ferrari (13 voitures chacune) et Tyrrell (12 à son compte).

Certaines des monoplaces engagées ont, dans leur version d’origine, déjà remporté le Grand Prix de Monaco. Parmi elles : la légendaire Bugatti Type 35, victorieuse du tout premier Grand Prix de Monaco en 1929.
Série A1 : Louis Chiron
Voitures de Grand Prix d’avant-guerre (supérieur à 1500cm3)
Voiturettes (inférieur à 1500cm3)

Série A2 : Juan Manuel Fangio
Voitures de Grand Prix à moteur avant, avant 1961
Classe 1 : Voitures construites entre le 1er Janvier 1946 et le 31 Décembre 1953, équipées d’un moteur à compresseur de 1500 cm3 maximum ou d’un moteur sans compresseur de 4500 cm3 maximum
Classe 2 : Voitures de F2 construites avant le 31 Décembre 1953 dont la cylindrée n’excède pas 2000 cm3 sans compresseur
Classe 3 : Voitures de F1 construites entre le 1er Janvier 1954 et le 31 Décembre 1960 dont la cylindrée n’excède pas 2500 cm3 sans compresseur ou 750 cm3 avec compresseur
Classe 4 : Voitures hors classes 1-2-3 mais ayant un rapport historique avec celles engagées dans le Championnat du Monde F1 entre 1950 et 1960
Série B : Graham Hill
Voitures de Grand Prix à moteur arrière, 1500, F1 de 1961 à 1965 et F2 de 1956 à 1960
Classe 1 : F2 construites entre le 1er Janvier 1956 et le 31 Décembre 1960
Classe 2 : Voitures équipées d’un moteur de 4 ou 6 cylindres
Classe 3 : Voitures équipées d’un moteur de 8 ou 12 cylindres
Série C : Vittorio Marzotto
Voitures de Sport à moteur avant de 1952 à 1957
Classe 1 : Voitures dotées d’un moteur de moins de 2L
Classe 2 : Voitures dotées d’un moteur de plus de 2L et équipées de freins à tambour
Classe 3 : Voitures dotées d’un moteur de plus de 2L et équipées de freins à disques
Série D : Jackie Stewart
Voitures de Grand Prix F1 – 3L de 1966 à 1972

Classe 1 : Voitures construites ou ayant participé à des Grand Prix de F1 entre le 1er Janvier 1966 et le 31 Décembre 1969
Classe 2 : Voitures construites entre le 1er Janvier 1970 et le 31 Décembre 1972 équipées d’un moteur Ford-Cosworth DFV
Classe 3 : Voitures construites entre le 1er Janvier 1970 et le 31 Décembre 1972 équipées d’un autre moteur
Série E : Niki Lauda
Voitures de Grand Prix F1 – 3L de 1973 à 1976
Classe 1 : Voitures équipées d’un moteur Ford-Cosworth DFV
Classe 2 : Voitures équipées d’un autre moteur
Série F : Gilles Villeneuve
Voitures de Grand Prix F1 – 3L de 1977 à 1980
Classe 1 : Voitures conçues sans effet de sol
Classe 2 : Voitures conçues avec effet de sol et équipées d’un moteur Ford-Cosworth DFV
Classe 3 : Voitures conçues avec effet de sol et équipées d’un autre moteur
Série G : Ayrton Senna
Voitures de Grand Prix F1 de 1981 à 1985
Classe 1 : Voitures équipées d’un moteur atmosphérique
Classe 2 : Voitures équipées d’un moteur turbo
Des célébrités étaient présentes tel que Jean Alesi, l’ancien pilote de la Scuderia Ferrari, aurait voulu faire mieux. Âme de compétiteur éternel oblige :
« J’ai eu honte d’abîmer cette voiture » : à bord d’une Ferrari 312
Il a été contraint à l’abandon le dimanche en série D, sa monoplace lui jouant quelques tours…. En effet, le vendredi, il avait crashé sa Ferrari 312 de 1969 à la sortie du tunnel Louis-II.
Tunnel Louis II
Mais aussi une présence Québécoise de choix: Le Québécois Bertrand Godin a marqué les esprits comme premier pilote du Québec à courir en principauté sur une Arrows A1B, la monoplace qui était conduite par l’Italien Ricardo Patrese lors du championnat F1 en 1978.
Il termine en 4e place de la catégorie F Classe 2, nommée Gilles-Villeneuve

Bertrand Godin et l'autrice
Sans oublier S.A.S. le Prince Albert II en Bugatti Royale

Plus qu’une compétition, le Grand Prix Historique est une célébration du patrimoine automobile et de l’art de vivre monégasque, prélude raffiné à la grande saison des évènements mécaniques de la Principauté.
Tous les 2 ans, je participe à ce spectacle grandiose en tant que commissaire dans les paddocks et membre de la commission historique de l’Automobile Club de Monaco.
J’essaie toujours de vous motiver à venir en principauté et cette année, je suis fière d’avoir convaincu des amis québécois tel que :
Benoit Charette Propriétaire et rédacteur en chef de l'Annuel de l'automobile.
Bertrand Godin pilote et chroniqueur automobile
Alors en 2028, serez vous prêt à m’accompagner !!!